Promotion de la paix : Voici pourquoi le Prix africain attribué à Alassane Ouattara est amplement mérité

Le mardi 16 septembre 2025, le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara recevait au palais de la présidence de la république, les insignes du Prix africain pour la promotion de la paix, des mains du secrétaire général du Forum d'Abu Dhabi pour la Paix, Sheick Al-Mahfoudh Ben Bayyah. C’était à la veille de l’élection présidentielle. Le choix porté sur le numéro Un ivoirien n’était pas fortuit. En effet, depuis son accession à la magistrature suprême, et même depuis son entrée en politique, Ouattara s’est illustré par son amour du prochain et son rejet de toute forme de violence.
Ouattara a toujours demandé au RDR de ne pas répondre à la violence par la violence
Pour rappel, l’opposant Alassane Ouattara avait toujours interdit aux militants de son parti d’origine, le Rassemblement des républicains (RDR), de répondre à la violence de l’oppresseur par la violence. Même lorsqu’ils étaient victimes d’injustice : lorsque ses militants ont été massacrés dans l’affaire du charnier de Yopougon, lorsqu’ils étaient quotidiennement humiliés et agressés, lorsqu’ils étaient victimes du délit de faciès et traités d’étrangers, lorsque la tombe de sa propre génitrice avait été profanée, lorsque sa candidature aux législatives dans son village de Kong avait été rejetée, lorsque les mosquées étaient profanées et les imams assassinés pour transformer un conflit politique en guerre religieuse, etc. Jamais l’homme ne s’est laissé emporter par la colère. Jamais il ne s’est laissé guider par ses sentiments. Même en 1999 lorsqu’il avait dit du régime Bedié : « Nous frapperons ce pouvoir au bon moment et il tombera ». Ou encore en 2011, lorsqu’il avait déclaré : « (Gbagbo va) tomber comme un fruit pourri ». Ouattara a toujours privilégié la diplomatie et la voie pacifique dans la lutte pour le pouvoir d’Etat. N’était-ce pas, d’ailleurs, la raison de son discours historique, juste après l’arrestation de Laurent Gbagbo en 2011, lorsqu’il avait demandé à ses partisans de ne pas se venger du mal que leur avaient fait subir les FDS, les miliciens et autres mercenaires qui régnaient alors tout feu tout flamme sur le pays ?
Objectif développement de son pays

Devenu président, Alassane Ouattara a continué à traiter les ingratitudes, les déceptions, les attaques et autres défis avec la même philosophie. C’est ainsi qu’il a géré les dossiers des élections, les différentes crises qui ont secoué le pays et les affaires Bédié, Amon Tanoh, Soro Guillaume et autres avec le même sourire et la même patience.
Idem à l’extérieur du pays. Le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens de la mission des nations unies au Mali sont arrêtés sur instruction des putschistes qui cherchaient à tout prix à provoquer un conflit avec la Côte d’Ivoire. Bien qu’il ait eu la possibilité d’envoyer un commando pour les libérer, Alassane Ouattara refuse de se rabaisser au niveau des guerriers de Koulouba. Les casques bleus ivoiriens seront relâchés le 6 janvier 2023. Pire ou mieux – c’est selon – Ouattara volera au secours de ceux qui l’insultaient en intervenant pour le Mali auprès du FMI, en leur offrant du carburant au moment où les terroristes encerclaient Bamako, ou encore en leur permettant d’utiliser le port d’Abidjan.
Même stratégie avec les populistes qui ont pris le Burkina Faso en otage, et qui ne cessent de pousser leurs cyberactivistes et autres VDP à déverser des injures quotidiennement sur la Côte d’Ivoire, et à violer la frontière dans l’espoir de provoquer un conflit. Qui leur permettrait de justifier l’échec cuisant de leur « révolution ».

Le parfait bouc-émissaire pour justifier l’échec d’un panafricanisme désuet…
Que dire du dernier « film d’action » de l’autre larron de la foire AES ? Le jeudi 12 février dernier, le ministre nigérien de la Justice et des droits de l’Homme a publié un communiqué qui explique que « les membres du groupe armé impliqué (dans l’attaque de l’aéroport de Niamey) sont entrés dans la ville de Niamey à bord d’un bus de transport de personnel appartenant au ministère des Mines, lequel avait été détourné lors d’une attaque perpétrée dans une localité de l’ouest, près de la frontière avec le Burkina Faso ». Une déclaration qui prend le contrepied des accusations contre Ouattara formulées par le général Tiani, président autoproclamé du Niger. En effet, le général d’armée qui n’a pourtant qu’une seule armée, accuse Ouattara et d’autres chefs d’Etat étrangers d’être à l’origine de ses déboires avec les terroristes. Du côté d’Abidjan, Alassane Ouattara s’est contenté de convoquer l’ambassadeur du Niger pour lui remettre une note diplomatique de protestation.
Dernier « fait divers ». L’insulteur public malien Mahamadou Hawa Gassama qui s’était rendu célèbre pour ses injures et autres invectives contre le président Ouattara et la Côte d’Ivoire, s’est amusé un jour à quitter son paradis terrestre de Bamako pour s’offrir une villégiature dans ce qu’il désignait pourtant comme l’enfer. Après s’être pavané à travers le pays, l’ancien député et actuel membre du parlement de transition du Mali a été cueilli en juillet 2025 par les services de police, jugé et condamné à trois ans de prison ferme par la justice ivoirienne pour offense au chef de l’Etat et diffusion d’expressions outrageantes par Internet. Mais une fois de plus, Alassane Ouattara a signé un décret de mise en liberté conditionnelle le 11 février 2026, avant de lui offrir un billet d’avion afin qu’il puisse regagner son pays. Peut-être sera-t-il suffisamment sage pour informer ses suiveurs qu’au-delà de leurs bavardages il y a officiellement, à ce jour, 115.000 exilés maliens et burkinabè en Côte d’Ivoire, essentiellement des villageois fuyant les nombreux groupes terroristes qui contrôlent le Sahel. Car c’est de cela qu’il s’agit...

« Un leader alliant sagesse, modération, volonté ferme et vision de l’avenir »
En fait, c’est en janvier 2025 à Nouakchott (Mauritanie), lors de la 4ème réunion de la Conférence africaine pour la promotion de la Paix que le président Alassane Ouattara avait été désigné lauréat. Le Prix africain pour la promotion de la Paix est une prestigieuse récompense qui célèbre chaque année, la contribution notable d’un chef d’État africain à la promotion et au maintien de la paix sur le continent.
Le 16 septembre dernier, tout en lui transmettant les salutations et les félicitations de ses homologues des Emirats Arabes Unis, Son Altesse Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, et de la république islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, Sheick Al-Mahfoudh Ben Bayyah a donc insisté sur le fait que ce Prix était la manifestation de la reconnaissance de son parcours prestigieux et de sa contribution à la promotion de la paix et du développement en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. Il a même ajouté que : « Alassane Ouattara est un exemple de leader alliant sagesse, modération, volonté ferme et vision de l’avenir, qui a su fédérer les différentes composantes de la Nation ivoirienne après des périodes difficiles que le pays a connues, et qui a prouvé que construire la paix et une réconciliation durable nécessite courage et patience. »
Seydou Koné
Activités du Président Alassane Ouattara
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